Aujourd’hui en faisant defiler mon fil d’actualite Facebook j’suis tombe via ces sublimes amoureux.

Aujourd’hui en faisant defiler mon fil d’actualite Facebook j’suis tombe via ces sublimes amoureux.

Sans savoir de quoi il s’agissait j’ai ressenti une emotion intense en les regardant.

Ils sont magnifiques. Ils sont inspirants. Ils sont rassurants. Et ils provoquent tant d’autres sensations encore … They make my day !

Christine a 87 annees. Paul a 101 ans. Jean explique qu’ils paraissent « plus amoureux a au quotidien », dixit la photographe Arianne Clement qui a realise cette seance coquine. Je vous invite a lire son travail i  propos des aines. Bouleversant et tellement essentiel dans un monde ou vieillir fait si peur.

Forcement des emotions pareilles ca me donne envie d’ecrire. Si je ne le fais jamais je vais etre submergee. Desolee que ca tombe sur vous. Vous pouvez toutefois encore fuir avant d’etre englues dans Ce texte qui pue la guimauve. Je vous aurai prevenu.

En realite nous ne savons rien des amoureux sinon ce que Notre photographe nous confie : leurs prenoms, un age et l’amour qu’ils ont l’un pour l’autre et qui grandit tous les jours. Vous me direz c’est deja bien. Oui mais non. Je veux en savoir plus moi. S’ils s’aiment depuis un moment. S’ils ont des enfants. Ce qu’ils ont traverse et comment ils ont garde votre complicite qui transperce l’ecran et nous empoigne le coeur. Je veux les analyser se regarder, les voir se toucher, nos entendre se parler. Ou meme pas. Juste etre la, dans un coin de la piece, retenir la respiration, fermer les yeux et essayer de ressentir un instant l’intensite de leur amour. Quoi que enfin votre n’est gui?re plus en gali?re qu’on ne sache jamais grand chose. Comme ca je peux imaginer une histoire a l’eau de rose. Si je venais a savoir qu’ils se seront rencontres via Meetic trois semaines plus tot je serais aneantie. Faut pas jouer tГ©lГ©charger mobifriends avec ma guimauverie.

Je crois que s’ils me touchent autant ces deux la c’est surtout parce qu’ils sont l’incarnation exacte et quasi surnaturelle de votre que j’imaginais pour mon futur on voit certains annees. Au moment oi? je pensais a « nous » c’est ainsi que je « nous » voyais. Vieux. Taches. Rides. Heureux.

Ca n’arrivera jamais.

J’me rends compte avec quelque peu de recul que cela est le plus dur dans une rupture ce n’est gui?re d’etre separee de la personne ou de ne plus etre en couple. J’ai envie dire que votre n’est aucun ne plus etre « in love ». Non et cela est dur c’est de renoncer a la bulle que nous formions, a votre endroit qui n’appartenait qu’a nous et ou J’me sentais en marketing. Ou je nous savais, les meufs et moi, hors de danger. Ce n’etait jamais bon. C’etait aussi un beau bordel. Pourtant c’etait chaud et rassurant. C’etait unique et special surtout. Ca envoyait du lourd. Et du leger aussi. Nous y avions mis du temps. Et du coeur. Mais nullement assez.

Alors j’envie Christine. Je ne devrais nullement. C’est moche comme sentiment. Mais Di?s Que meme je l’envie d’avoir su garder son Paul aupres d’elle. J’me dis qu’elle a est en mesure de etre de meilleurs arguments que moi. Des gros seins. Une moelle epiniere en bon etat. Ca doit jouer un brin sur la longueur …

Et merde voila que je rumine. Voila que je me devalorise. Encore. T’es chiante aussi Christine d’etre aussi belle dans les bras de ton Jean. Tu nous fais rever au Prince Charmant alors qu’on avait (presque) reussi a se persuader qu’il n’existe pas en fin de compte. Vite Rupi vient a mon secours. Ouf. Comme souvent depuis certains moment je trouve refuge dans ses mots en me delectant du « Lait et Miel » de votre incroyable poetesse :

Que j’aime ces textes. « Un musee de catastrophes naturelles ». Ca ne pourra gui?re etre plus explicite. Je pense que Paul fut renverse lui. A chaque nouvelle catastrophe naturelle il fut souffle, mis KO, puis s’est releve et a fait front. Front commun. Avec Christine. Je crois qu’elle avait 16 ans quand ils se paraissent rencontre. Lui en avait 30. On le disait trop age pour elle. Ils n’en eurent que faire et partir sans se revenir. Ils traverserent des epreuves comme seule la vie peut en offrir. Ils fonderent une famille qui compte aujourd’hui une centaine de membres et sont des « gens » qu’on va qualifier d’honnetes. Ils ne se paraissent jamais menti. Ils ont pourtant failli se separer cents fois. Et cents fois ils ont traverse la tempete. Parce qu’ils sont d’un temps libre ou on ne jetait jamais les trucs abimees, on les reparait, avec un bout de ficelle et une punaise. Avec de l’amour surtout.

Je n’envie nullement Christine finalement. Je l’admire. Et J’me dis qu’il n’est pas trop tard pour renverse quelqu’un avec faire mes catastrophes naturelles. Et que meme nous pourrions finir notre life vieux, taches, rides, content. Jusqu’a l’infini et au-dela.

Sister Bi Nghiem

Sister Bi Nghiem è nata e cresciuta in Germania ed è stata una bibliotecaria professionista. Dal 1975 al 1985 ha vissuto a Montreal, in Canada, dove ha studiato letteratura francese e italiana. Nel 1998 è stata ordinata monaca da Thich Nhat Hanh e nel 2006 ha da lui ricevuto la Trasmissione della lampada del Dharma. Dopo essere stata per 10 anni monaca a Plum Village, si è trasferita in Germania con il primo gruppo di monaci quando nel 2008 è stato fondato l'EIAB (European Institute of Applied Buddhism, Istituto Europeo di Buddhismo Applicato. Da allora vive all'EIAB, dove offre corsi e ritiri ed è responsabile del programma annuale e della rivista dell'EIAB. Offre anche ritiri in diversi paesi in Europa e all'estero. È particolarmente interessata alla psicologia occidentale e buddhista, alle neuroscienze, alla medicina alternativa e al dialogo interreligioso. Le piace camminare nella natura e ama gli incontri umani profondi. La danza improvvisata e il clowning le danno molta gioia.

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